Le groupe des ados vient de vivre une aventure humaine d’une grande intensité qui les a portés vers la confiance…













Je prends le temps de vous écrire avec le cœur encore très touché par ce qu’Anatole vient de vivre avec vous.
Il est rentré rayonnant. Il m’a raconté les activités, les moments partagés, les fous rires, les découvertes… Il m’a parlé des sensations, de l’ambiance du groupe, des temps plus calmes aussi.
Et je pense qu’au fil du temps il aura encore des choses à me raconter…
Il avait cette joie sincère dans la voix, celle qu’on ne peut pas feindre. On sent qu’il s’est senti pleinement à sa place.
Il m’a dit combien il avait aimé être autonome, participer, oser certaines choses, partager avec les autres jeunes. Il m’a parlé de vous avec confiance, avec reconnaissance. Il s’est senti écouté, encouragé, respecté. Et ça, pour moi, c’est immense.
Quand on élève son enfant seule, le voir partir quelques jours, c’est toujours un mélange de confiance et d’inquiétude silencieuse. Alors le voir revenir grandi, fier de lui, heureux de ce qu’il a vécu, c’est profondément émouvant.
Le séjour avec Oser le désert n’a pas été “juste” un voyage. Ça a été une expérience forte, structurante, joyeuse. Vous lui avez offert des souvenirs, mais aussi de la confiance en lui. Et ça n’a pas de prix.
Merci pour votre engagement, votre bienveillance, votre énergie. Merci d’avoir pris soin de mon fils comme vous l’avez fait.
Avec toute ma gratitude.
mère d’Anatole (jeune malvoyant de 14 ans)
Vraiment cette expérience est de celles qui forment, qui font grandir, et pas uniquement sur le coup, mais après aussi. C’est une graine, qui pousse en nous, qui mûrit, qui fleurit, et qui ne fane pas, puisque inscrite au plus profond de nous.
Je pense que les temps de silence (tout comme les temps de parole) y furent pour beaucoup, dans cette construction collective, cette sensation de solidarité : tous avec, et non contre, le monde. C’est un peu comme si par ces silences partagés, seuls en haut de nos dunes, nous avions tous posé nos yeux sur la réalité dure et froide que nous avions quittée, en France.
C’est à partir de ce moment-là qu’on relativise tout. On ne minimise pas non, on comprend. On comprend que la vie est courte, qu’il faut en profiter, mais qu’il faut aussi la protéger. La choyer.
On se dit qu’être tous là, autour d’un feu de camp, et d’un bol de soupe, en paix, c’est peut-être l’un des meilleurs sentiments du monde.
On apprend à se connaître, on se confie, on dit des choses qu’on n’aurait pas dites en-dehors, et on se respecte tous. On participe à se connaître soi-même, et bien sûr les autres. C’est cette capacité extraordinaire de communication, résultat de millions d’années d’évolution, que nous avons utilisée. Et cela par les mots, les émotions, les regards (et ceux qui ne se font qu’avec le cœur et l’esprit). Nous continuerons à faire rayonner tout cela pendant longtemps ; une fois plantée, cette graine ne peut pas être déracinée.
Je souhaite aux prochains participants de trouver cette paix intérieure. Par leurs propres moyens et selon leur chemin de vie. De par nos différences et nos similitudes, nous pouvons tous ressentir profondément ce voyage, ressentir différemment mais de manières toutes aussi vraies les unes que les autres. C’est notre richesse à tous qui forme l’intensité de l’expérience. Une expérience qui n’est pas uniquement »dépaysante » : elle est sociale, culturelle, personnelle et élargit notre vision du monde. C’est un voyage intérieur tout comme extérieur. L’horizon devant nous, tout autour, et plus de limites, un tout qui nous pousse à vivre pleinement et sainement.



