Je suis partie en Tunisie, dans le désert du Sahara, pour ouvrir une parenthèse dont je ne soupçonnais pas la beauté. J’habite à Lyon, une ville belle mais souvent bruyante, où le rythme ne s’interrompt jamais. Je suis parfaitement autonome, mais mon handicap sait parfois me rappeler ses limites, et j’avais besoin d’un souffle, d’un espace à moi.
En novembre, j’ai choisi le désert pour ralentir, m’éloigner du bruit, prendre du temps pour moi et me déconnecter du monde. Je donne beaucoup de moi dans ma vie professionnelle, mais aussi comme bénévole dans différentes associations. Ce voyage était une nécessité, un appel. Il a dépassé toutes mes attentes.
J’y ai trouvé un silence d’une beauté rare, un silence qui apaise, qui enveloppe, qui soigne. J’ai marché sans réfléchir à l’endroit où poser mes pieds. J’ai marché pour moi, seulement pour moi. Et sur ce sable sans fin, je me suis retrouvée. Le temps s’est arrêté. J’ai pu me ressourcer à 1000 %.
Le groupe de voyageurs, les chameliers, notre guide…Nous étions en parfaite harmonie, comme portés par le même souffle, la même simplicité.
Là-bas, personne n’est pris par le temps. On pense juste à son bien-être, à la douceur d’exister.
On recharge ses batteries pour avancer encore plus loin, encore plus sereine. Dans le désert tunisien, j’ai vécu une véritable parenthèse enchantée
Déborah











